Kovahimba
Association loi 1901
Kovahimba
s'est donnée pour objectif d'aider les Himbas, peuple nomade
de Namibie, à protéger et à valoriser leur
culture ancestrale, condition nécessaire pour leur reconnaissance,
leur développement et le respect de leurs droits en Namibie
et dans le monde, (article 2 des statuts)
Cette action est menée par Katjaimbia Tjambiru
et Solenn Bardet.
Katjambia Tjambiru, présidente d'honneur de Kovahimba,
a été élue en avril 2006 par la communauté
Himba grand chef d'Etanga, la principale région du Kaokoland.
Elle est la première femme Himba qui accède à
ce statut. Elle est aussi la mère adoptive de Solenn Bardet.
Solenn Bardet, présidente de Kovahimba, géographe,
écrivain, a partagé la vie des Himbas entre 1993
et 1996. Elle a été adoptée selon leurs rites
et présentée aux ancêtres, et s'est battue
à leurs côtés en Namibie et en Europe pour
s'opposer à un projet de construction de barrage qui menaçait
leur territoire. Elle a fait le récit de cette histoire
dans « Pieds nus sur la terre rouge» (Editions
Robert Laffont, 1998).
Genèse
de l'association et du projet
Solenn
Bardet a tout juste dix-huit ans quand elle arrive chez les Himbas.
Ils lui apprennent leurs traditions et leurs savoirs, élargissant
sa sensibilité et sa vision du monde. Au terme de ses nombreux
séjours, les Himbas l'ont adoptée.
'Rendez vous en Terre Inconnue' a été l'occasion
pour elle de les retrouver après plusieurs années
de séparation. Au-delà de l'émotion et du
bonheur de retrouver sa famille adoptive, ces retrouvailles ont
été l'occasion de constater que la confiance et
l'amour réciproque étaient toujours aussi forts.
Née française, elle est aussi fille de Himbas. C'est
de cet attachement qu'est né le désir d'œuvrer
ensemble pour le devenir des Himbas.
Depuis dix ans, les Himbas sont devenus sujet d'intérêt
pour les anthropologues, les cinéastes, les voyageurs et
les touristes, dans des proportions parfois inquiétantes
pour l'équilibre fragile de la région.
A l'origine, ils ont accepté de vivre sur un territoire
dont personne ne voulait, le désert du Kaokoland.
Là, contre toute attente, ils ont su s'adapter à
des conditions de vies extrêmement difficiles ; ils ont
su trouver les équilibres qu'exige un environnement capricieux
et, par bien des côtés, redoutable. Peuple de tradition
orale, autosuffisant, pacifique, les Himbas ont su entretenir
et protéger le peu qu'ils avaient et conserver leur mode
de vie et leurs traditions. Ils sont aussi considérés
comme un des peuples les plus souriants, accueillants et heureux
d'Afrique. Nul doute qu'ils ont beaucoup à nous apprendre,
à nous réapprendre, nous qui surconsommons et mettons
à mal l'équilibre de notre planète.
Katjambia
Tjambiru vient d'être élue chef du territoire le
plus important du Kaokoland. Chez les Himbas, c'est la première
fois qu'une femme accède à un tel poste de responsabilité
! Autant dire une révolution. Katjambia sait les dangers
qui menacent son peuple et que seuls, ils ne sont pas armés
pour résister. Elle sait l'attrait qu'a la civilisation
occidentale sur les jeunes et même sur les moins jeunes.
Elle sait aussi que les Himbas n'auront une vraie place dans la
société Namibienne que s'ils gardent leur identité
d'éleveur nomade, restent proches de leurs traditions et
se saisissent intelligemment du monde qui s'ouvre tout grand devant
eux. Autrement ils disparaîtront et iront peupler les faubourgs
misérables de villes plus ou moins lointaines.
Le devenir des Himbas est donc la raison d'être de Kovahimba
qui signifie « avec les Himbas ». Le projet est tout
d'abord de mettre en place un groupe pilote franco-namibien qui,
assisté d'un comité scientifique et éthique,
fixera des objectifs définis par les Himbas. Quelques propositions
ont déjà été faites :
Veiller à maintenir les conditions qui permettent l'élevage
nomade.
Créer une organisation qui implique plus et mieux les Himbas
dans l'accompagnement des touristes, la maîtrise des flux
touristiques et la gestion d'une activité dont ils pourraient
tirer bénéfice.
Engager une action qui débouche sur une représentation
des Himbas dans les instances internationales.
Mettre en place des ateliers nomades de créativité
qui allieraient la prise de parole, le geste, la vidéo
et permettraient de former des jeunes qui pourraient animer ces
ateliers et progressivement envisager des productions.
Les Himbas ont bien conscience que le monde bouge autour d'eux.
Ils cherchent des solutions et des appuis, une forme d'accompagnement
qui leur permette d'évoluer à leur rythme sans abandonner
tout ce qui fonde leur culture.
Katjambia et Solenn veulent imaginer avec le conseil d'administration,
avec le groupe pilote et avec tous ceux qui les soutiendront en
Namibie, en France et en Europe, un monde Himba qui, tout en gardant
et valorisant ses traditions, puisse aussi innover.
Ce projet, pour se développer, a besoin de votre générosité.
Association Kovahimba
92, rue Quincampoix
75003 Paris, France.
kovahimba@orange.fr
Kovahimba
Opuwo-Paris, mai-juin 2006
Les donateurs bénéficieront de
réductions fiscales et Kovahimba s'engage à présenter
ses comptes et es réalisations mises en œuvre au terme
de chaque exercice.